Le ralentissement de la croissance remet en cause la normalisation des taux

Le 14 mars 2019, la Zürcher Kantonalbank, en collaboration avec Swisscanto Fondations de placement et Prevanto, a une nouvelle fois organisé un Lunch Meeting de printemps à l’hôtel Beau-Rivage Palace de Lausanne. Pendant que les invités dégustaient un repas raffiné, les experts leur livraient de passionnantes informations sur l’évolution récente de la branche. Après une présentation globale des marchés mondiaux et de leur influence sur l’évolution des taux, des réflexions ont été faites sur les possibilités d’aménagement du taux de conversion qui se présentent encore aux institutions de prévoyance, notamment face au hiatus croissant entre la réalité et la législation.

Vous trouverez ici les photos de la manifestation.

Dans le tableau d’ensemble qu’il a brossé de l’évolution des marchés, Manuel Ferreira, économiste en chef et stratège en chef de la Zürcher Kantonalbank, a mis l’accent, d’une part sur les mutations structurelles qui continuent à comprimer le niveau des taux, et d’autre part sur les sujets qui gardent actuellement en haleine l’Europe et le reste du monde : le Brexit et le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

Manuel Ferreira donne le coup d’envoi du Lunch Meeting avec un tour d’horizon de la situation géopolitique.

Le vote de la veille à la Chambre des communes britannique montre, selon M. Ferreira, à quel point la situation en Grande-Bretagne échappe à tout contrôle. Si la situation politique mondiale a entraîné un net ralentissement de la croissance en 2018, on voit bien que c’est le conflit commercial qui absorbe toujours l’énergie des autres acteurs au début de 2019. A l’heure actuelle, les analystes se demandent avec inquiétude : " Quelle cible Trump poursuivra-t-il quand il en aura terminé avec la Chine ? " La cible, en réalité, est claire : c’est l’Europe, car l’administration Trump a clairement en ligne de mire l’industrie automobile et donc l’Allemagne. Dans le secteur agricole, qui frapperait plus fortement la France, l’utilité et les fruits d’une attaque de la part de l’administration Trump sont moins avantageux. " Les perspectives ne sont pas bonnes pour l’Europe au moment où celle-ci s’occupe beaucoup d’elle-même. S’agissant du conflit commercial mondial, elle n’est pas assise à la table des négociations et en raison du Brexit, elle reporte des réformes et des adaptations pourtant urgentes. " La croissance réaliste prévue pour l’Europe est de l’ordre de 1%, donc plus faible qu’espéré, bien que toujours positive. Il faut s’attendre à ce que les banques centrales de la zone Euro ainsi que la Banque nationale suisse conservent leur politique monétaire expansionniste. Aux Etats-Unis, M. Ferreira escompte des taux directeurs situés entre 2,5 et 2,75% d’ici la fin de l’année. " Globalement, conclut-il, la situation mondiale ne permet guère d’espérer une normalisation des taux, ce qui va encore exiger beaucoup d’endurance de la part des investisseurs. "

Michèle Mottu Stella échange avec les participants sur les taux de conversion et d’autres défis.

Dans la seconde partie de la manifestation, Michèle Mottu Stella, experte en prévoyance et partenaire chez Prevanto, a abordé la manière de gérer le fossé qui se creuse de plus en plus entre la réalité et la législation dans le domaine des taux de conversion. Bien que ce défi soit loin d’être le seul posé à la branche, a-t-elle ajouté, il apparaît à cet égard qu’il devient de plus en plus urgent de trouver des solutions. Le point qui s’avère toujours plus problématique, c’est l’absence de taux de conversion unique valable pour toutes les fondations, puisque les taux varient considérablement entre 4,2 et 7,7%, " de très prudent à excessivement généreux, " a commenté Mme Mottu Stella. L’individualisation des modèles présente ses propres risques, et leur gestion pour les institutions de prévoyance devient de plus en plus un acte d’équilibrisme entre aspects économiques et considérations sociales. " Si l’on veut garantir une rente sans abaisser le taux de conversion, il faut que les taux soient relevés ; or, un tel relèvement n’est précisément pas en vue, " a résumé Mme Mottu Stella. Lors du débat très animé qui a suivi, les participants se sont accordés sur un point : la réforme du deuxième pilier ne s’est que trop fait attendre et il faudrait que les milieux politiques s’y attellent rapidement, au plus tard après les élections de cet automne.

Les présentations peuvent être obtenues à l’adresse anlagestiftung@swisscanto.ch.

Les photos du Lunch Meeting de Lausanne figurent ici.
Les photos du Breakfast Meeting de Berne figurent ici.

" Je suis le gardien du Graal ! "

Pour Marcel Rumo, Directeur de la Fondation de prévoyance Epargne 3 et de la Fondation de libre-passage de la Zürcher Kantonalbank, la prévoyance est un sujet majeur. C’est pourquoi il tient à y intéresser les jeunes Suisses et à encourager des modifications politiques. Par ailleurs, nous parlons avec lui de motifs de versement créatifs, de vin argovien et de la bonne manière de prononcer son nom de famille.

Monsieur Rumo, est-ce que les Suisses sont de bons prévoyants ?

La Suisse possède aujourd’hui l’un des meilleurs systèmes de prévoyance au monde. Mais si l’on regarde le taux d’épargne des Suisses, on constate qu’il tourne en moyenne autour de 10%. Il existe donc une belle marge de développement potentiel.

A quoi cela tient-il ?

Il y a plusieurs explications à cela. L’une d’elles est certainement que les personnes en activité ont tendance à ne commencer à cotiser au 3e pilier que lorsqu’elles gagnent bien leur vie et qu’elles ont déjà satisfait leurs premiers souhaits personnels, ce qui ne commence généralement à être le cas que vers 35 ans. Or, il s’avère difficile de combler la lacune découlant des premières années de vie active si l’on travaille à temps partiel ou que l’on consacre du temps à sa famille.

Avec les deux fondations que vous dirigez, vous êtes également représenté à l’Association prévoyance suisse. Quels sont vos objectifs ?

L’association donne une voix propre aux fondations du pilier 3a et de libre-passage qui regroupent entre temps plus de 130 milliards de francs de capitaux. Un de nos objectifs est de susciter auprès des représentants des autorités et des milieux politiques de la compréhension pour les possibilités de versements complémentaires, permettant aux travailleurs d’améliorer leur situation de prévoyance après coup. L’association entretient également des échanges professionnels avec d’autres associations de prévoyance, avec les milieux économiques et avec les médias.

Marcel Rumo s’entretient avec Sonja Spichtig.

Comment vos fondations et vous-même collaborez-vous avec Swisscanto Fondations de placement ?

Swisscanto Fondation de placement est pour nous un partenaire important pour les produits de placement. Les nombreuses années de succès avéré des divers groupes de placement sont une source de confiance et constituent au fond la base d’une évolution patrimoniale positive pour notre clientèle, surtout dans le contexte actuel de taux très bas. Justement dans la prévoyance, il ne faut pas sous-estimer le tiers cotisant, c’est-à-dire le marché financier. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle à chaque occasion, nous soulignons qu’il convient non seulement de renforcer la prévoyance sur le plan privé, mais aussi d’investir dans des titres la fortune liée jusqu’au moment du départ à la retraite.

Avec vos fondations, vous êtes proche des clients. Que leur proposent-elles précisément ?

Avec la Fondation de prévoyance Epargne 3, les personnes de plus de 18 ans qui exercent une activité lucrative peuvent épargner en bénéficiant d’avantages fiscaux. La Fondation de libre-passage quant à elle est une caisse supplétive pour les personnes qui quittent la vie active pendant un certain temps. Je travaille pour ces deux fondations depuis dix ans. J’en ai été membre du conseil de fondation pendant les six premières années; depuis 2015, j’en suis le Directeur.

Quelles sont vos tâches ?

Je suis le gardien du Graal ! (Il rit.) Non, sérieusement, ma tâche principale consiste à gérer ces deux fondations. Cela peut paraître un peu ennuyeux, mais c’est extrêmement diversifié. Ainsi, je ne m’occupe pas seulement des règles professionnelles et du reporting, mais j’entretiens aussi des contacts avec divers groupes d’interlocuteurs, je travaille tant sur le plan stratégique que sur le plan opérationnel et je dirige deux équipes.

A quoi ressemble donc pour vous une journée de travail typique ?

Il n’existe pas de journée de travail typique. Heureusement, d’ailleurs. Sans suivre aucun plan prédéterminé, j’organise chaque journée à mon gré. Mais mes premiers pas me mènent presque toujours auprès de mes collaboratrices et de mes collaborateurs. Nous formons une bonne équipe et j’ai du plaisir à poursuivre un objectif commun avec des gens motivés. Il y a souvent tel ou tel cas particulier à aborder. Ensuite, je discute avec la distribution. Il arrive parfois aussi que l’on me passe directement au téléphone un chargé de clientèle au guichet si toutes les autres lignes sont occupées. Je réponds alors très volontiers à ses questions. Je conserve donc encore un lien avec le client. Et je trouve cela très enrichissant.

Est-ce que c’est cette variété qui rend votre métier aussi passionnant ?

Tout à fait. Les cas particuliers aussi me fascinent. Ainsi, il nous arrive souvent de devoir prendre des décisions au cas par cas pour savoir si un entrepreneur peut retirer de l’argent de sa fortune de libre-passage afin d’effectuer un investissement opérationnel. Depuis que le Tribunal fédéral a approuvé comme motif de versement un silo de fourrage pour un paysan, il existe une zone grise. Depuis lors, certains clients croient pouvoir retirer rapidement et simplement de l’argent venant de leur prévoyance pour faire des investissements.

A quels " motifs de versement " avez-vous déjà été confronté ?

Pour des raisons de confidentialité, je ne peux pas répondre concrètement à cette question. Mais je peux vous dire que l’imagination n’a pas de limites et prend toutes les couleurs, comme un bouquet de fleurs de printemps. En fin de compte, l’investissement doit relever sur le plan comptable des immobilisations. Si tel est le cas, nous disons généralement " banco ".

L’art de la prévoyance consiste à intéresser les jeunes à ces questions.

Comment êtes-vous arrivé à la Zürcher Kantonalbank ?

Comme un cheveu sur la soupe. (Il rit.) Je viens de la région de Baden, où le plus gros employeur était ABB. Tous ceux qui y travaillaient en étaient fiers. Il était donc logique que je suive une formation d’électromécanicien. À l’époque, j’ai même serré de mes propres mains des vis sur la locomotive de Rail 2000. Ensuite, il était prévu que je fasse un bachelor en ingénierie. Mais j’ai opté plutôt pour l’économie que j’ai étudiée à l’époque à l’ESCEA. J’ai alors écrit mon mémoire au sein de la Zürcher Kantonalbank.

Et vous y êtes toujours !

Exactement. J’aime le genre de travail de projet de la Zürcher Kantonalbank. A l’époque, j’ai commencé au service comptable et j’ai contribué à remplacer un système des années 1970 pour passer à une plateforme informatique moderne de gestion des comptes clients. J’ai participé à ce projet pendant dix ans. En 2007, j’ai repris dans ce contexte les rênes d’un secteur opérationnel.

Cela fait quatre ans que vous êtes Directeur de la Fondation de prévoyance Epargne 3 et de la Fondation de libre-passage de la Zürcher Kantonalbank. Que voulez-vous réaliser dans les quatre années qui viennent ?

Je veux faire de la prévoyance un sujet majeur. Car en fin de compte, tout est prévoyance. En outre, je veux inciter les jeunes, surtout, à se pencher sur cette question et à abonder au 3e pilier. Nous avons entamé le dialogue, avec des conseils personnels dispensés par de jeunes conseillers qui s’adressent au groupe cible dans sa langue et avec les bons arguments. Le succès est supérieur à la moyenne. Cela me rend optimiste.

" En fin de compte, tout est prévoyance ", déclare Marcel Rumo, qui voudrait donner à ce sujet un positionnement encore plus central.

Et sur le plan privé ?

Là aussi, j’ai de nombreux projets et j’aimerais faire bouger les choses. Par exemple, je siège au conseil de fondation d’un home d’enfants et au comité d’une école de musique. Il y a toujours beaucoup à faire dans ces contextes. Et l’un de mes grands projets personnels est de réaliser mon premier vol à l’étranger en tant que pilote privé. J’ai déjà la licence, mais voler à l’étranger est plus compliqué en raison des communications radio et de la navigation, c’est pour cela que je ne m’y suis pas encore aventuré.

Aller en France en avion serait déjà un début.

Oui, la France serait une destination logique. Pas seulement sur le plan géographique, mais aussi sur le plan personnel. Mon père vient de Fribourg, c’est pour cela que je prononce d’ailleurs mon nom de famille à la française. Mes parents y ont toujours beaucoup tenu, bien que j’aie grandi en pratiquant le suisse allemand. J’adore la langue française, même s’il est vrai que j’aimerais la maîtriser encore mieux.

Dans ce cas, vous êtes sûrement aussi un amateur de vin ?

Tout à fait. Non seulement j’aime boire du vin, mais j’en produis moi-même. Ma famille possède un vignoble de 450 pieds, mais pas en France: en Argovie. Nous y passons beaucoup de temps au printemps et à l’automne.

Cela semble impliquer beaucoup de travail.

C’est vrai, mais c’est un travail très noble que je partage avec ma famille, et qui contrebalance idéalement le quotidien au bureau. En hiver, on me rencontre sur les pistes de ski et de snowboard. Vous le voyez, j’aime la variété, dans mon métier tout comme dans mes loisirs.

Voilà une conclusion parfaite pour cet intéressant entretien dont nous vous remercions bien vivement.

Solution de placement active supplémentaire : Swisscanto FP Avant LPP Portfolio 75

Avec les plans dits " 1e ", les institutions de la prévoyance professionnelle peuvent répondre au besoin croissant manifesté par les assurés en termes d’individualité et de liberté de décision. Les destinataires ayant des éléments de salaire dépassant les 127’980 francs peuvent décider par eux-mêmes de la stratégie de placement de leur avoir de prévoyance surobligatoire et investir en fonction de leur propension au risque et de leurs besoins. Cette liberté et cette flexibilité accrues entraînent une possibilité de rendements plus élevés, mais aussi, pour la première fois, une individualisation du risque de pertes, l’assuré assumant lui-même le risque de son investissement.

Quelles sont les solutions de placement recommandées pour les avoirs 1e ?

Le choix des solutions de placement dans le cadre des conditions fixées par la loi incombe à l’institution de prévoyance. Celle-ci peut faire appel à différents prestataires pour composer un éventail d’offres adapté aux besoins. Swisscanto Fondations de placement , avec Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank comme gestionnaire de fortune, peuvent s’appuyer sur plus de 30 années d’expérience dans l’investissement des avoirs de prévoyance. Leurs fortunes mixtes gérées dans le domaine de la prévoyance s’élèvent à plus de 4,5 milliards de francs. Les portefeuilles à gestion active, investis dans différentes catégories de placements, différents secteurs et différentes régions, couvrent des profils de risque répondant à tous les besoins de prévoyance. Les groupes de placement de Swisscanto Fondation de placement Avant jouissent en outre d’avantages fiscaux, puisqu’aucun impôt à la source de 30% n’est prélevé sur le paiement des dividendes de sociétés américaines. Ainsi, ils restent constamment entièrement investis avec des titres américains (env. 60% de l’univers mondial des actions).

Nouvelle solution Swisscanto Fondation de placement Avant avec 75% d’actions

Les taux directeurs durablement négatifs en Suisse ainsi que les faibles taux d’intérêt à l’échelle internationale continuent à stimuler l’attractivité des actions en tant que catégorie de placement. Swisscanto Fondation de placement avait déjà lancé en juin 2018 une solution comportant 75% d’actions ; désormais, Swisscanto Fondation de placement Avant propose également depuis janvier 2019 un module à gestion active comportant 75% d’actions. Cette solution complète la vaste gamme de solutions de placement pour les fondations 1e et leurs assurés en leur proposant une stratégie de placement axée sur la croissance. Les 25% restants du volume de placement sont investis dans des obligations et des biens immobiliers suisses, ces derniers par l’intermédiaire du groupe de placement " Swisscanto FP Immeubles Suisse " qui investit largement dans des placements immobiliers directs. Les placements immobiliers directs en Suisse présentent d’excellentes propriétés de rendement-risque dans un portefeuille de prévoyance diversifié. La part des monnaies étrangères est limitée à un maximum de 30% et est partiellement couverte.

Répartition stratégique de la fortune

 

La gestion active de portefeuille, une chance de rendement

La gestion active du portefeuille de placement permet de profiter des opportunités qui se présentent dans un environnement de marché de plus en plus volatile, ce qui améliore les chances de rendement à long terme. Les gérants de portefeuilles responsables s’appuient sur l’expertise et la longue expérience des marchés financiers de nombreux spécialistes pour prendre des décisions de placement tactiques professionnelles. C’est ainsi que les portefeuilles des Swisscanto Fondations de placement gérés activement se développent avec succès depuis des années.

Nous sommes à votre entière disposition pour répondre à vos questions concernant le nouveau groupe de placement " Swisscanto FP Avant LPP Portfolio 75 " ou nos autres groupes de placement.

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Manuel Banz, gestion de produits fondations de prévoyance, Zürcher Kantonalbank

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Conséquences économiques de l’accord-cadre avec l’UE

Un non à l’accord-cadre serait-il source d’inflation ?

Ces derniers mois, l’inflation en Suisse a connu une chute aussi prononcée que surprenante, due principalement au prix du pétrole.

Evolution de l’inflation (en %, contributions en points de pourcentage)

À l’heure actuelle, aucun indice de reprise prochaine de l’inflation n’est observé. La stabilité des prix est donc garantie, et la Banque nationale suisse n’a aucune raison de modifier sa politique monétaire. Si elle relevait les taux avant la Banque centrale européenne, cela réduirait le différentiel de taux par rapport à notre principal partenaire commercial, stimulerait le franc suisse et tasserait inutilement la conjoncture et l’inflation. Une intervention anticipée de la BNS n’est concevable que si les attentes d’inflation en Suisse augmentaient notablement. Or, une inflation accrue n’est pas en vue malgré le plein emploi et une situation économique solide. Comme la spirale des prix et des salaires ne tourne que très lentement, la hausse indirecte de l’inflation ne peut être provoquée que par une modification structurelle des conditions-cadres, par ex. un renforcement des obstacles au commerce. L’échec de l’accord-cadre institutionnel (ACI) avec l’UE, qui fait actuellement l’objet d’intenses débats, génèrerait-il un tel potentiel inflationniste ?

Grandes lignes de l’accord-cadre

Le champ d’application de l’ACI inclut les accords existants portant sur la libre circulation des personnes, la suppression des obstacles techniques au commerce, le transport terrestre, le transport aérien, l’agriculture ainsi que tous les accords futurs. La Suisse s’engagerait en principe à reprendre de manière dynamique les règles juridiques correspondantes, mais aurait le droit de participer à l’évolution ultérieure du droit de l’UE. L’adaptation du droit suisse se ferait selon la méthode de la démocratie directe. Si un droit était refusé par référendum populaire, l’UE pourrait prendre des mesures de rétorsion dans le cadre de la proportionnalité.

Conséquences économiques d’un rejet

Si l’accord-cadre était refusé, l’équivalence de la réglementation boursière suisse disparaîtrait à la mi-2019. Dans le même temps, l’ordonnance suisse concernant la reconnaissance de plateformes étrangères entrerait en vigueur, ce qui atténuerait sensiblement l’effet négatif sur l’économie suisse. Les exportations de marchandises montrent bien à quel point l’UE est un partenaire commercial important. En 2018, 52% d’entre elles ont été à destination de l’UE.

Exportations de marchandises suisses par groupes de pays

Le perfectionnement de l’accord sur la suppression des obstacles techniques au commerce (ARM) serait également dans l’impasse. Si l’UE durcissait ses règles de normalisation, toutes les entreprises exportant vers l’UE devraient appliquer ce règlement. Tant que le Parlement suisse garantit la mise en œuvre autonome de ces réglementations, les coûts directs pour l’économie devraient rester limités. En fin de compte, 92% des exportations de marchandises suisses sont dues à des entreprises appartenant à un groupe familiarisé avec les règles de l’UE. Or, un " Swiss Finish " nécessiterait des agréments différents pour la Suisse et pour l’UE, ce qui pousserait à la hausse les coûts des produits. Par ailleurs, d’autres problèmes apparaîtraient pour l’accord sur l’électricité, encore en suspens, la participation aux programmes de recherche de l’UE ou le droit de cabotage dans le transport aérien. Sur le plan économique, un rejet de l’ACI n’aurait pas de conséquences négatives sensibles immédiatement. Mais celles-ci se manifesteraient de façon insidieuse. Avec une approbation sans Swiss Finish particulier, les incidences négatives ne seraient sans doute pas mesurables. En fin de compte, la question de savoir si les conséquences économiques négatives l’emportent sur les pertes de souveraineté politique est une question de nature politique.

Effet sur les marchés des actions et des obligations

Avec davantage d’obstacles techniques au commerce, certaines entreprises suisses perdraient de leur compétitivité, avec un effet négatif sur le cours des actions. En outre, les obstacles au commerce poussent typiquement l’inflation à la hausse. Alors que le niveau structurellement faible des taux suisses baisserait en cas de non à l’ACI, l’absence de nouveaux accords freinerait la croissance du commerce extérieur et neutraliserait l’effet de l’inflation. Si le franc suisse conservait sa fonction de havre de sécurité, le niveau des taux en Suisse ne serait pas sensiblement touché par cette décision politique.

 

Manuel Ferreira, économiste en chef et stratège en chef de la Zürcher Kantonalbank

Plus durable et plus numérique : la prévoyance face à des défis majeurs

Rapport des assemblées des investisseurs 2018 des Swisscanto Fondations de placement

Saint-Gall au top : l’hôtel Einstein de Saint-Gall a constitué un cadre idéal pour accueillir la 45e assemblée des investisseurs de Swisscanto Fondation de placement et la 12e assemblée des investisseurs de Swisscanto Fondation de placement Avant. La manifestation proprement dite a elle aussi été jugée très positive, grâce aux passionnants exposés techniques suivis d’une table ronde. Simultanément, le programme a été résumé visuellement avant que trois caricaturistes ne réalisent un souvenir bien particulier pour de nombreux invités.

Vous trouverez ici les photos de la manifestation.

M. Thomas Vock, Président du Conseil de fondation et responsable Asset Management de la Banque Cantonale Bernoise, souhaite la bienvenue aux invités avant de passer la parole à Roland Ledergerber, CEO de la Banque Cantonale de Saint-Gall, qui rappelle, dans ses paroles de bienvenue, que celle-ci a célébré ses 150 ans en 2018.

M. Thomas Vock, Président du Conseil de fondation et responsable Asset Management de la Banque Cantonale Bernoise

Sonja Spichtig, Directrice des Swisscanto Fondations de placement, présente un récapitulatif de l’exercice écoulé. Au 30 juin 2018, les Swisscanto Fondations de placement géraient une fortune s’élevant à 17,5 milliards de francs. Avec une part de marché de 13,8% en fortune nette, elles se classent en quatrième position dans la liste des plus grandes fondations de placement de la CAFP.

Sonja Spichtig, Directrice des Swisscanto Fondations de placement

L’ordre du jour est adopté pratiquement à l’unanimité. La principale modification lors de la révision du règlement de fondation porte sur l’introduction d’un représentant indépendant. Au bout de seulement 45 minutes, le Président du Conseil de fondation lève les deux assemblées des investisseurs en remerciant chaleureusement toutes les personnes présentes.

Les perspectives de marché sont ensuite présentées par Stefano Zoffoli, stratège en placements de Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank.

Stefano Zoffoli, stratège en placements et responsable Multi-Asset Portfolio, Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank

Celui-ci explique avoir connu une année échevelée. Même si les estimations conjoncturelles sont moins roses qu’il y a un an encore, M. Zoffoli n’escompte pas de récession, mais une croissance modérée allant de 1 à 3%, car la conjoncture repose sur une assise solide. " La consommation privée est durable ", affirme le stratège en placements. " Cela tient d’une part à la progression de l’emploi et d’autre part à l’endettement relativement faible des consommateurs. "

C’est également un tableau positif que brosse M. René Nicolodi, responsable Equities & Themes chez Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank, en parlant des approches de durabilité dans les groupes de placement des Swisscanto Fondations de placement.

René Nicolodi, responsable Equities & Themes, Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank

Il assure que les placements durables ne sont pas un emballement passager, mais une méga-tendance. Les chiffres l’attestent : " 400 milliards sont gérés en Suisse selon des critères de placement durables ", affirme M. Nicolodi. " Cela représente une hausse de 82% par rapport à l’année dernière. " Les caisses de pension, les fondations et les assurances se penchent de plus en plus sur ce thème depuis quelques années. Tout comme le législateur. L’initiative Minder, la stratégie de développement durable du Conseil fédéral ou le plan d’action actuel de l’UE sur la finance durable sont des exemples qui intègrent davantage les aspects de durabilité dans le domaine des placements, et cette tendance va se poursuivre. Swisscanto Invest assume un rôle de précurseur dans cette évolution. " La durabilité fait partie intégrante de notre processus de placement ", explique M. Nicolodi. " Avant d’investir, les listes noires veillent à éviter que le portefeuille puisse comporter des titres de producteurs d’armes ou d’entreprises pratiquant des activités commerciales controversées. En revanche, des domaines d’investissement importants tels que l’énergie, la mobilité, les ressources et les connaissances sont soutenus. "

Le fascinant orateur invité abordant " la manière d’aménager la transformation numérique " jette les bases de la table ronde qui suit. Le prof. Oliver Gassmann, professeur de gestion technologique à l’Université de Saint-Gall, identifie quatre moteurs principaux de la révolution numérique : la baisse des coûts de transaction, la hausse de la mobilité, la croissance exponentielle des données et l’amélioration des algorithmes. Mais plus de 30% des initiatives de numérisation dans l’entreprise échouent – principalement à cause de la résistance du personnel et de l’attitude des dirigeants. La pénurie de ressources constitue assez rarement un obstacle. " Le plus grand défi consiste à dissiper la crainte des collaborateurs d’être remplacés ", assure le prof. Gassmann. " Il faut encourager la compréhension, développer les compétences et créer des structures. " Penser à grande échelle, mais commencer petit, tel est le conseil qu’il donne aux personnes réunies.

Le prof. Oliver Gassmann, professeur de gestion technologique à l’Université de Saint-Gall

Karin Frei, rédactrice à la SRF, donne le coup d’envoi de la discussion en réalisant spontanément un sondage auprès des caisses de pension, des investisseurs et des conseils de fondation présents dans la salle : " Qui parmi vous se qualifierait d’innovant ? " Personne ne lève la main. Mais pourquoi donc ? Les institutions de prévoyance ne sont pourtant pas tout à fait aussi conservatrices qu’on pourrait le penser. C’est ainsi que Christoph Ryter, directeur de la caisse de pension de Migros, indique que les clients peuvent simuler en ligne leurs cas de prévoyance et que l’administration des assurés, elle aussi, se numérise de plus en plus. Dans ce contexte, la sécurité des données constitue un point décisif, précisément parce qu’il s’agit là d’informations particulièrement sensibles pour les caisses de pension.

C’est ce que confirme Markus Naef, CEO de SwissSign, une coentreprise qui permet aux sociétés offrant des services d’identité d’accéder en toute sécurité au monde en ligne : " Chez nous, les données d’identité et les données des utilisateurs sont systématiquement séparées. En outre, toutes les données restent entre les mains de la caisse de pension. " Davide Pezzetta, membre du Conseil des Swisscanto Fondations de placement, estime lui aussi que la sécurité des données pose un grand défi : " Nous y avons investi des ressources considérables ces derniers temps. " Mais dans quel domaine le numérique apporte-t-il une valeur ajoutée ? " Les transactions entre caisses de pension et clients ne sont pas extrêmement fréquentes ", explique M. Ryter. " Il serait plus important de créer des offres numériques en matière de conseils. Les assurés doivent pouvoir répondre à davantage de questions par eux-mêmes. " La formation scolaire pourrait d’ailleurs être utile à cet égard, en abordant davantage les questions de prévoyance – les participants à la discussion sont d’accord sur ce point.

La table ronde réunissant Markus Naef, Christoph Ryter, le prof. Oliver Gassmann, Davide Pezzetta et Karin Frei (de gauche à droite)

Après un débat fort intéressant, Sonja Spichtig remercie les intervenants ainsi que le public et laisse Christian Eggenberger, qui a consigné toutes les interventions en temps réel sur un tableau à feuilles mobiles, résumer les exposés de son point de vue. Ensuite, elle clôt la manifestation avec ses propres mots : " Le numérique offre une grande chance d’atteindre davantage de jeunes. Leur voix est importante. Il est inacceptable que les personnes de plus de 50 ans soient les seules à s’intéresser à ce sujet. C’est pourquoi je plaide pour que l’on intègre encore mieux la thématique de la prévoyance dans la formation scolaire. "

Les caisses de pension et les fondations de placement ont beaucoup à faire. La date prévue pour faire à nouveau le point a déjà été fixée : les prochaines assemblées des investisseurs auront lieu à Zoug le 25 octobre 2019.

Les photos des assemblées des investisseurs 2018 figurent ici.

" Nous créons des valeurs "

Cela fait trois ans qu’Andreas Meier (48 ans) travaille à la Zürcher Kantonalbank pour Swisscanto Invest ; depuis juillet de cette année, il est responsable de la gestion du portefeuille immobilier du groupe de placement Immeubles Suisse de Swisscanto Fondation de placement. Nous avons rencontré cet Appenzellois d’origine au Winterhalder Areal de Zurich pour parler défis du marché, travail physique et bon sens.

Nous sommes ici au Winterhalder Areal, un projet immobilier de Swisscanto Fondation de placement. De quelle construction s’agit-il ?

Swisscanto a créé ici, à partir d’une ancienne zone industrielle, des logements modernes pour quelque 300 personnes. Dans un emplacement idéal au cœur de Zurich, nous pouvons proposer 137 appartements de haute qualité dans toutes sortes de configurations. Ces appartements sont très demandés. Dès la date d’emménagement l’an dernier, ils étaient presque tous loués. Cela confirme que Swisscanto a développé un produit attrayant et apporte donc une véritable valeur ajoutée aux locataires, à la ville et aux institutions de prévoyance qui ont investi dans ce groupe de placement.

C’est donc un projet modèle. Quel a été le rôle joué par Swisscanto dans cette réalisation ?

Swisscanto a été le chef de file de la conception et de la réalisation du projet. En tant que maître d’ouvrage, c’est-à-dire propriétaire, il a financé le projet et veillé à obtenir une rentabilité durable.

Andreas Meier et Sonja Spichtig observent le Winterhalder Areal d’en haut.

Vous êtes responsable du portefeuille immobilier de Swisscanto Fondation de placement depuis juillet de cette année. Quelle est exactement votre mission ?

Ma mission consiste à mettre en œuvre la stratégie du groupe de placement – qui se compose actuellement de 244 biens d’une valeur d’environ sept milliards de CHF – et donc de réaliser un rendement adapté au marché. Cela se fait en étroite collaboration avec l’ensemble de l’équipe immobilière de Swisscanto Invest, qui se compose de 26 spécialistes éminents de l’immobilier. Ainsi, le service d’asset management s’occupe des locations, celui du project management met en œuvre les projets de construction tandis que l’équipe chargée des transactions réalise les achats et les ventes.

A quoi ressemble pour vous une journée de travail typique ?

Mon travail est extrêmement varié et diversifié, et aucune journée ne ressemble à une autre. C’est ainsi qu’en ce moment, je suis en train de donner une interview, alors qu’hier à la même heure, je participais à une discussion avec des investisseurs en Suisse centrale. Entretiens avec les clients, présentations, visites, réunions internes, analyses et tâches ad hoc se succèdent à des rythmes variables. Il est donc essentiel d’établir une planification prospective.

Vous évoluez dans un marché exigeant pour les investisseurs. Comment y faites-vous face ?

Oui, la phase des taux d’intérêt bas de ces dernières années n’a cessé de pousser à la hausse les prix de l’immobilier. Nous tenons compte de cette évolution dans toutes nos décisions de placement, c’est-à-dire que nous nous appuyons sur des analyses de scénarios approfondies et que nous mettons à profit les connaissances spécifiques de la Zürcher Kantonalbank qui reposent sur une vaste assise. En outre, nous nous demandons constamment quels nouveaux produits alternatifs vont nous permettre de générer une valeur ajoutée. Dans ce contexte, les critères importants pour la sélection d’un bien immobilier sont notamment l’emplacement, mais aussi l’affectation, le profil rendement-risque et le potentiel ainsi que la possibilité d’exploitation par des tiers.

Discussion sur les stratégies, les marchés et les projets professionnels.

 Vous avez étudié l’économie d’entreprise. Comment en êtes-vous arrivé à l’immobilier ?

Par intérêt personnel. Déjà au début de mes activités dans l’asset management, cette classe de placements m’intéressait beaucoup. Le caractère individuel des biens immobiliers, leur nature multidimensionnelle, mais aussi leur caractère concret m’ont attiré très tôt. Chez AXA, j’ai eu l’occasion de fonder, de consolider et de gérer deux fonds immobiliers.

Et après 15 ans chez AXA, vous avez eu envie de changer d’air ?
On peut le dire comme cela. A 45 ans, j’ai ressenti peu à peu le désir de connaître d’autres véhicules de placement, d’autres organisations et d’autres structures. Ce qui est très positif, bien sûr, c’est que je peux désormais le faire en travaillant pour un asset manager établi et renommé.

Qu’est-ce qui compte le plus dans votre travail : connaître la psychologie ou avoir le sens des chiffres ?

Une combinaison des deux. Vous savez, les outils et les données actuels permettent d’analyser, de modéliser et de représenter beaucoup de choses. Mais en fin de compte, il faut aussi faire preuve de bon sens. Cela inclut aussi un certain pragmatisme, des objectifs réalistes et surtout une grande ténacité pour les atteindre.

Quand avez-vous compris que vous vouliez vous diriger vers l’économie ?

Au moment où j’ai choisi l’apprentissage commercial. En réalité, quand j’étais petit, je préférais le travail physique aux bancs de l’école. J’allais souvent donner un coup de main à la ferme et même plus tard, pendant mes études, je travaillais comme jardinier paysagiste pendant les vacances.

Et malgré tout, vous avez opté pour une formation commerciale ?

Oui, et avec conviction. Car les problématiques de l’économie d’entreprise m’ont intéressé de plus en plus. En outre, j’ai développé le goût des langues étrangères. Par conséquent, j’ai recherché une formation large et diversifiée. Bien entendu, on ne pouvait pas trouver mieux pour cela que la formation d’employé de commerce.

Votre travail nécessite peu d’activité physique. Cela vous manque-t-il ?

Parfois. Mais je trouve l’équilibre nécessaire en faisant du sport dans la nature. Pendant l’été, je pratique le VTT, le jogging ou la randonnée. En hiver, le ski de fond et le ski alpin.

Etes-vous aussi ambitieux que dans la vie professionnelle ?

Ambitieux, oui, on peut le dire. Mais pour moi, le sport est avant tout une source de délassement et d’équilibre. C’est ainsi que je participe depuis des années au marathon de ski de l’Engadine. Cela me motive encore plus à m’entraîner de façon ciblée.

Andreas Meier, responsable Portfolio Management Immobilier depuis juillet 2018.

Où vous voyez-vous dans dix ans ?

J’espère évidemment que mon travail continuera à me plaire autant qu’aujourd’hui et que je travaillerai toujours pour le compte de propriétaires immobiliers. Car actuellement, je me plais beaucoup, autant à la Zürcher Kantonalbank que dans le domaine de l’immobilier. Malgré tout, dans ma tête, je reste toujours ouvert, flexible et curieux.

En vous promenant dans le Winterhalder Areal, quel sentiment éprouvez-vous ? Etes-vous fier d’avoir achevé un projet qui répond à toutes les attentes, voire qui les dépasse ?

Bien entendu, il est formidable de constater toute la valeur qui a été générée par Swisscanto, et je suis ravi d’avoir un placement aussi attrayant en portefeuille. Mais nous pouvons aussi être collectivement fiers du succès de nos projets. Car un projet couronné de succès n’est pas le fruit d’une réussite individuelle, mais le résultat de la collaboration professionnelle de toute l’équipe immobilière.

Merci de nous avoir accordé cet intéressant entretien et bonne chance pour votre prochain marathon.

La zone euro à l’épreuve

Dans la zone euro, les divergences économiques se creusent à nouveau

A la surprise générale, les perspectives économiques pour la zone euro se sont dégradées en octobre. Les indices des directeurs des achats montrent que ce ralentissement touche désormais aussi le secteur tertiaire.

Comparaison entre l’indice des directeurs d’achats (PMI) et la moyenne à long terme

Des indicateurs précoces tels que les entrées de commandes et les perspectives commerciales signalent en outre un autre ralentissement de la croissance. Dans le même temps, les différences entre les pays se creusent. Ainsi, les données venant de l’industrie allemande et du commerce extérieur ont récemment déçu, et l’économie italienne est en stagnation pour la première fois depuis 14 trimestres. D’un autre côté, la dynamique économique s’est renforcée en France au 3e trimestre, alors que l’Espagne affiche depuis plus de quatre ans une forte croissance trimestrielle d’au moins 0,6%.

L’Italie sur la voie de la confrontation avec Bruxelles

Avec son projet de budget pour l’année prochaine, le gouvernement italien s’est délibérément engagé sur la voie de la confrontation avec la Commission européenne. Au lieu du déficit promis de 0,8% du produit intérieur brut (PIB), le projet de budget prévoit un déficit de 2,4%, visant à financer les principales promesses électorales et à relancer la croissance. La Commission européenne, qui reproche à l’Italie que les règles européennes sont gravement enfreintes, demande que le budget soit révisé. Au pire, l’Italie est menacée d’une procédure pour déficit excessif pouvant aller jusqu’à des sanctions. Or, aucune sanction de ce type n’a encore jamais été prononcée contre un pays, et la situation financière n’est pas (encore) dramatique par comparaison à des phases de stress précédentes. En Italie, la charge des intérêts en pourcentage du PIB se situe à son niveau le plus faible depuis 1980, et malgré la forte hausse des rendements, elle baisse encore à son niveau actuel (coupon de 3,3% par rapport à un taux d’intérêt moyen de 2,7%). En outre, si l’on exclut les coûts des intérêts, l’Italie présente depuis quelques années un excédent.

Un problème avant tout bancaire

La querelle budgétaire et la forte hausse des taux qui l’accompagne ont cependant des retombées sensibles sur les banques italiennes. Celles-ci ont déjà subi de douloureuses pertes sur leurs vastes portefeuilles d’emprunts d’Etat italiens. Comme elles sont en outre moins bien capitalisées que les banques européennes, et qu’elles ont dans leurs livres un nombre supérieur à la moyenne de crédits douteux, leur capacité à encaisser d’autres pertes est extrêmement limitée. Les primes de rendement pour l’Italie impliquent entre-temps une notation de crédit qui relève nettement du domaine des junk bonds (BB).

Rendement des emprunts d’Etat à 10 ans et notation des pays

Il en va de même pour les CDS spreads à cinq ans qui sont supérieurs à ceux de l’Afrique du Sud et du Brésil et impliquent une notation de BB-. Toutes les agences de notation attestent cependant à l’Italie un statut " investment grade " malgré le déclassement et les perspectives négatives. Les réactions du marché peuvent donc être considérées comme excessives. La situation devrait néanmoins rester tendue jusqu’à l’adoption définitive du budget, fin décembre.

Manuel Ferreira, Head Investment Strategy & Economic Research, Zürcher Kantonalbank

Tournant – Redistribution – Fonds de croissance : menu complet à trois plats servi à Lausanne

Dans la superbe salle de l’hôtel Beau-Rivage Palace, Laurent Monod a inauguré le Lunch Meeting de Lausanne en souhaitant à toutes les personnes présentes un bon appétit, mais aussi d’intéressantes découvertes à l’écoute des trois interventions au programme.

Les photos de cette manifestation figurent ici.

Pendant que l’on servait l’entrée et le plat principal, c’est Martin Weder, Senior Economist à la Zürcher Kantonalbank, qui a ouvert le feu en présentant un exposé consacré aux faits et aux perspectives de la croissance économique. Même si, dix ans après la faillite de Lehman Brothers, cette croissance reste solide tant dans le monde occidental que dans les pays émergents, la question se pose : combien de temps cela va-t-il encore durer ? La situation politique en Italie, les négociations relatives au Brexit, les élections au Brésil et l’initiative populaire " Le droit suisse au lieu de juges étrangers " poussent à penser que le tableau harmonieux de la conjoncture mondiale pourrait se dégrader dans un avenir proche. Le taux de chômage aux Etats-Unis n’a jamais été aussi bas depuis 1969. Mais la spirale prix-salaires commence légèrement à se mettre en mouvement. Les droits de douane punitifs des Etats-Unis, qui touchent non seulement la Chine, mais aussi et surtout des pays fortement intégrés à la chaîne de création de valeur tels que Taïwan, la République tchèque ou la Corée, font également sentir leurs premiers effets. Martin Weder a cependant réussi à rendre digeste un message qui aurait pu passer à première vue pour difficile à avaler en soulignant, à la fin de son analyse de la situation mondiale, les circonstances positives susceptibles de prolonger quelque peu le cycle conjoncturel actuel.

Martin Weder, Senior Economist à la Zürcher Kantonalbank

Au moment du dessert, Michèle Mottu Stella, experte agréée en prévoyance professionnelle chez Prevanto SA, a exposé sa vision détaillée de la solidarité et de la redistribution de la prévoyance. Elle a expliqué que dans un système régi par la solidarité, il est impossible de prévoir qui sera indemnisé en cas de sinistre au sein de la collectivité. En revanche, la redistribution peut être définie comme une façon d’avantager un groupe de manière prévisible et systématique, tout comme, par exemple, un taux de conversion trop élevé ou un taux uniforme de contribution au risque. Notons qu’il existe déjà des solidarités dans le taux de conversion notamment en raison de l’état civil : ainsi, les hommes mariés ont, à 65 ans, quatre années d’espérance de vie de plus que les hommes célibataires.

Michèle Mottu Stella, experte agréée en prévoyance professionnelle chez Prevanto SA

Michèle Mottu Stella a exprimé les grands espoirs qu’elle place dans les jeunes assurés, dont la prévoyance vieillesse constitue l’inquiétude principale, selon le baromètre de la jeunesse 2018 de Credit Suisse. Elle a estimé que c’était là un bon signe, puisque les 16 à 25 ans semblent avoir pris conscience de l’importance de la prévoyance.

Claudia Petersen, vice-directrice Private Markets à la Zürcher Kantonalbank

Après le dessert, les participants au Lunch Meeting ont bénéficié d’un aperçu d’un nouveau fonds de croissance suisse. Claudia Petersen, vice-directrice Private Markets à la Zürcher Kantonalbank, a présenté ce produit transparent et réglementé qui a vocation à combler, en Suisse, les lacunes de financement des entreprises à forte croissance non cotées en bourse par le biais d’investissements directs.

Toutes les présentations peuvent être obtenues à l’adresse anlagestiftung@swisscanto.ch.

Les photos du lunch meeting 2018 de Lausanne figurent ici.
Les photos du breakfast meeting 2018 de Berne figurent ici.

" J’ai toujours rêvé de créer une fondation collective "

Bruno Marroni, directeur de la Swisscanto Flex Fondation Collective et de la Swisscanto 1e Fondation Collective, s’intéresse depuis fort longtemps à la prévoyance professionnelle, une passion à laquelle il est resté fidèle. Nous l’avons rencontré pour parler de rêves d’enfant, de nuits blanches et de ses projets " pour après ".

Monsieur Marroni, cela fait 28 ans que vous vous occupez de prévoyance professionnelle. C’est un sujet qui ne vous lâche pas !

Absolument. Même si on ne le dirait pas à première vue, la prévoyance professionnelle fascine par son extrême diversité.

Vous avez mis sur pied deux fondations collectives dont vous êtes également directeur. Qu’est-ce qui rend votre profession si passionnante ?

Mes tâches sont très variées. Je mets en œuvre les orientations données par les conseils de fondation, je m’occupe des rapports et de l’adaptation des règlements, je traite les cas juridiques, je gère la distribution et je prépare les négociations. Et puis, bien sûr, je suis également là pour mes collaboratrices et mes collaborateurs. Ma porte leur est toujours ouverte.

Qu’est-ce qui vous est le plus nécessaire : vous entendre en chiffres ou vous entendre avec les gens ?

Je suis quelqu’un qui aime aller vers les gens pour discuter avec eux. Mais je ne me conçois pas comme un vendeur typique. Je ne vends pas, je conseille. Et pour moi, cela veut dire être honnête à 100%. Dans ce sens, j’ai besoin de capacités de communication. De même, l’empathie est très importante dans notre métier.

Pourquoi ?

Dans la Swisscanto Flex Fondation Collective, cinq conseillers clients s’occupent de plus de 300 clients. Chacun d’eux a non seulement sa personnalité, mais aussi ses propres besoins – ou ses propres problèmes du moment, qu’il nous confie. Il faut savoir s’adapter rapidement pour pouvoir se couler dans la situation spécifique du client concerné.

Vous avez grandi et vous êtes allé à l’école dans la région de Zurich. Et ensuite ?

J’ai réalisé mon rêve d’enfant : j’ai suivi un apprentissage de mécanicien sur camions. (Il rit.) Mais dès la deuxième année, j’ai compris que ce n’était pas pour moi. Malgré tout, j’ai achevé ma formation. Ensuite, je suis entré directement à l’école supérieure de commerce, où je m’étais déjà inscrit en troisième année à titre de précaution. J’y ai suivi une formation d’employé de commerce technique.

Sonja Spichtig et Bruno Marroni à l’issue d’un entretien passionnant.

Comment en êtes-vous arrivé à la prévoyance ?

Après l’école de commerce, j’ai pu choisir entre la banque privée et l’assurance-vie. J’ai choisi l’assurance et j’ai rapidement compris que les polices des entreprises m’intéressaient plus que celles des particuliers. Je me suis donc spécialisé dans la prévoyance. J’avais 24 ans.

Un âge où beaucoup de jeunes ne pensent qu’à faire la fête…

Oui, moi aussi j’ai passé des nuits blanches. Mais au bureau. (Il rit.) Peu de temps auparavant, la LPP avait été introduite, et chaque entreprise devait s’assurer. Cela a engendré énormément de travail. Les classeurs et les dossiers s’accumulaient dans les couloirs. A l’époque, il y avait une collaboratrice qui ne faisait rien d’autre que d’aller chercher les dossiers de nos clients pour que nous puissions classer les justificatifs de mutation. (Il rit.) Cela a pris des années avant de tout résorber. Mais cela a été une période formidable. Nous étions une équipe soudée et faisions les choses avec enthousiasme. Je suis encore aujourd’hui en contact avec des collègues de cette époque.

L’introduction de la LPP remonte à plus de 30 ans. Qu’est-ce qui s’est passé dans la prévoyance depuis lors ?

L’ouvrage qui rassemble toute la législation sur la LPP le montre de façon très concrète : son épaisseur est passée d’un demi-centimètre à trois. Cela signifie que la densité réglementaire s’est énormément accrue. Au début de mon activité, vers la fin des années 80, notre travail était encore simple. Aujourd’hui, le corpus de règles est bien plus complexe. En outre, on ne parle plus actuellement que d’actifs. Autrefois, on se concentrait sur les solutions de rentes et les plans de prévoyance. Cela me manque un peu.

Au début de votre carrière, vous avez systématiquement suivi toutes les formations dans le domaine de la prévoyance. Quels sont donc les diplômes que vous avez obtenus ?

Eh bien, je suis employé de commerce technique qualifié, spécialiste en assurances, spécialiste en assurances sociales, spécialiste de prévoyance en faveur du personnel, expert en assurances sociales et gérant de caisse de pension. Le tout avec diplôme ou brevet fédéral. Mais les titres ne m’ont jamais intéressé. Je voulais juste être bon dans ce que je faisais. Et j’ai eu beaucoup de plaisir à apprendre.

Comment vous informez-vous aujourd’hui ?

Je suis confronté à l’actualité de notre secteur toute la journée. Mais il est évidemment très important de se tenir à jour. C’est pourquoi je me rends régulièrement dans des séminaires et des foires professionnelles. Je lis aussi des ouvrages spécialisés.

Vous avez longtemps occupé un poste administratif avant de devenir courtier. Que préférez-vous ?

Oui, je connais les deux volets du métier et je les aime tous les deux. Après mes cinq premières années dans l’administration, j’ai intégré un bureau de courtage où j’ai mis en place un collectif. Mais je rêvais de créer une fondation collective parce que je suis convaincu que les solutions autonomes ne sont pas des solutions d’avenir. Il se trouve cependant que ma première fondation a échoué à cause des turbulences liées au 11 septembre. A l’époque, tout était prêt pour le coup d’envoi : nous avions tout ce qu’il fallait, du réassureur au système informatique. Mais à la dernière minute, la banque s’est retirée. L’incertitude était tout simplement trop grande.

Bruno Marroni n’a pas seulement créé deux fondations collectives, mais aussi un groupe de rock.

Votre rêve est désormais réalisé. Quel est donc le prochain ?

Je vais commencer par me consacrer pleinement à mes fondations, les développer et les renforcer. Il s’agit surtout de mettre des stratégies de placement fructueuses à la disposition des assurés et d’aider ceux-ci dans la conception active de leur prévoyance. Enfin, Swisscanto Prévoyance SA assume également la gestion de ces stratégies en tant que fondatrice de la Swisscanto 1e Fondation Collective.

Cela fait 13 ans que vous travaillez pour Swisscanto Prévoyance SA. Vous comptez y rester encore 13 ans de plus ?

Mon idée, c’est plutôt de rester encore dix ans chez Swisscanto, puis peut-être deux à trois ans en tant que membre du conseil de fondation. Mais un jour ou l’autre, il faudra que cela s’arrête ! (Il rit.)

Avez-vous déjà des plans " pour après " ?

J’aimerais bien passer quelques années sur un bateau. J’adore être sur l’eau et faire du bateau à moteur. Quelques heures à peine sur le lac de Zurich, et je suis déjà parfaitement détendu.

Il y a deux guitares accrochées au mur de votre bureau. Vous en jouez ?

J’ai grandi dans une famille de musiciens. Ma mère jouait du piano. Moi, j’étais plutôt intéressé par la guitare et la batterie. Aujourd’hui, je joue de la guitare passionnément mal. (Il rit.) Je fais même partie d’ un groupe. Mais le premier concert n’est pas encore annoncé.

Vous nous ferez savoir quand ce sera le cas ?

Je n’y manquerai pas.

Nous nous en réjouissons d’avance et vous remercions pour cet entretien passionnant.

Swisscanto 1e Fondation Collective – forger activement sa prévoyance professionnelle

La Swisscanto 1e Fondation Collective à Zurich propose aux salariés qui gagnent bien leur vie la possibilité d’aménager de façon individuelle la partie surobligatoire de leur prévoyance. Cette solution de prévoyance n’est pas tout à fait neuve, mais l’article relatif au calcul de la prestation minimale en cas de sortie (art. 17 LFLP) empêchait qu’elle se répande. Or, depuis la modification de la loi sur le libre passage introduite au 1er octobre 2017, les plans de prévoyance 1e sont devenus une extension attrayante de l’offre de prévoyance.

Depuis l’introduction du troisième paquet de la première révision de la LPP, cela fait déjà plus de dix ans que les institutions de prévoyance ont la possibilité de proposer des plans de prévoyance offrant différentes stratégies de placement. Cette possibilité existe pour la partie surobligatoire de la prévoyance professionnelle, c’est-à-dire uniquement pour les éléments de salaire dépassant une fois et demie le montant maximal fixé (actuellement plus de CHF 126’900.–).

Nouvelle législation depuis 2017

Cette solution de prévoyance tire son nom quelque peu technique de l’article correspondant de l’ordonnance sur la LPP (OPP 2, art. 1e). Bien que, comme indiqué plus haut, leur possibilité existe depuis assez longtemps déjà, les plans 1e n’ont été utilisés que sporadiquement par le passé. Cela s’explique principalement par la loi sur le libre passage (LFLP) : les garanties minimales définies aux articles 15 et 17 LFLP faisaient que les éventuelles pertes subies en raison de la stratégie retenue étaient à la charge de l’institution de prévoyance, et donc du collectif. En revanche, les bénéfices réalisés étaient dévolus aux assurés. En d’autres termes, ce sont les destinataires qui profitaient des bénéfices, mais les pertes individuelles étaient assumées solidairement. C’est pourquoi ce genre de solutions n’étaient utilisées dans la pratique que lorsqu’un employeur solvable était à même d’assumer les répercussions négatives de la solution ou bien lorsqu’il était possible de constituer des réserves pour fluctuation de valeur ou des provisions correspondantes. La nouvelle législation a fondamentalement changé la donne. Selon le nouvel article 19a LFLP (en vigueur depuis le 1er octobre 2017), les prestations de sortie sont désormais calculées de manière à ce qu’à sa sortie, l’assuré obtienne la contrevaleur effective de la stratégie de placement qu’il a choisie, que la performance ait connu une évolution positive ou non.

En outre, les solutions 1e sont régies par toutes les autres dispositions de la LPP, par exemple les principes de l’adéquation, de la collectivité, de l’égalité de traitement et de la planification ainsi que le principe d’assurance. C’est pourquoi il est apparu très vite qu’une telle prévoyance ne pouvait pas être proposée à l’intérieur d’une caisse de pension enveloppante LPP traditionnelle, à laquelle les exigences minimales de la loi sur le libre passage continuent de s’appliquer. Les premières caisses qui ont vu le jour ainsi doivent se réorganiser avant l’expiration d’un délai transitoire. C’est la raison pour laquelle Swisscanto Prévoyance SA a choisi dès le début, comme le prévoit le législateur, de créer une fondation 1e séparée.

Une solution de prévoyance moderne

Du point de vue de l’employeur, la transparence élevée de ces solutions n’est pas le seul facteur à plaider en faveur de l’adhésion à une fondation collective 1e. Il obtient également la possibilité de proposer à ses salariés une solution de prévoyance moderne et attrayante, en particulier lorsque la gestion se fait par le biais d’une plateforme électronique. Pour les solutions de prévoyance aux prestations de risque entièrement réassurées, le risque de placement est assumé par les assurés. Le risque que la caisse de prévoyance se retrouve en déficit est donc exclu pour les plans 1e.

La prévoyance professionnelle oblige les entreprises qui établissent leur bilan selon les normes IAS/IFRS ou les normes US GAAP à comptabiliser des engagements parfois importants. Ces standards laissent souvent de profondes traces, tant dans le bilan que dans le compte de résultats. Désormais, avec la disparition des garanties de l’employeur, ce genre de plan de prévoyance ne sera plus considéré comme un plan de prévoyance en primauté de prestations. Les entreprises pourront donc réduire en conséquence leurs engagements liés aux caisses de pension dans leurs bilans.

La flexibilité grâce à des stratégies de placement individuelles

Les stratégies de placement individuelles permettent aux salariés de placer leurs avoirs de prévoyance en fonction de leurs besoins personnels et de leur propension au risque. Dans ce contexte, les assurés bénéficient d’une grande flexibilité, jointe à davantage de responsabilités personnelles. Grâce à l’accès en ligne, l’assuré peut à tout moment s’informer sur l’évolution de son avoir de prévoyance et modifier périodiquement sa stratégie.

En tant que fondatrice et directrice de la Swisscanto 1e Fondation Collective, Swisscanto Prévoyance SA apporte aux institutions de prévoyance de toute nature un accompagnement étroit et compétent. Des spécialistes dévoués aident les entrepreneurs à choisir la solution de prévoyance 1e qui leur convient et continuent à leur prêter main forte après leur adhésion. La Swisscanto 1e Fondation Collective propose cinq stratégies de placement différentes émanant de Swisscanto Fondation de placement et de Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank.

Davantage de liberté de choix pour les assurés grâce à des stratégies de placement individuelles

Bruno Marroni, directeur Swisscanto 1e Fondation Collective