" Investment is my life " – ce n’est pas un métier, c’est une passion

Cet été, Thomas Vock a atteint l’âge de la retraite et il quitte ses fonctions de président du Conseil de fondation de Swisscanto Fondations de placement. Sa carrière d’expert en placements a été bien remplie : en dernier lieu, il était responsable de la gestion des placements à la Banque Cantonale Bernoise. L’interview qu’il nous a accordée montre clairement que cet investisseur dans l’âme n’a pas l’intention de passer sa retraite les bras croisés. Car il sait manier la tronçonneuse.

Monsieur Vock, pour apprendre à vous connaître, il faut vous rencontrer en personne. En effet, on ne trouve quasiment rien à votre propos sur Internet.

C’est exact, et c’est voulu. Cela m’a coûté un bon dîner avec un ami spécialiste en informatique qui a effacé les choses sans importance à mon égard, qui traînaient sur Internet. Cette forme de sphère privée numérique me tient à cœur.

Que pouvez-vous nous dire sur votre vie privée ?

Je viens d’Argovie, je suis allé à l’école à Zofingue et j’habite aujourd’hui à Seengen. Je suis marié et père de trois enfants adultes.

Votre profil LinkedIn révèle tout de même que vous êtes responsable de la gestion des placements de la Banque cantonale bernoise depuis 2011. Et auparavant ?

J’ai passé toute ma carrière dans le domaine de l’investissement. J’ai fait mes premières armes chez Hayek Senior, précisément pendant la période électrisante où la première Swatch a été lancée sur le marché. Le mode de production entièrement automatisé, qui ne nécessitait plus que deux manipulations finales, était révolutionnaire à l’époque. J’étais notamment responsable des visites guidées de l’usine, après avoir pris soin de débarrasser les visiteurs de leurs appareils photos.

Thomas Vock et Sonja Spichtig collaborent avec succès depuis de longues années.

Depuis 2013, vous étiez membre du Conseil de fondation, dont vous avez assumé la présidence en 2017. Sur quoi vous êtes-vous concentré ?

Sur le domaine des placements, ce qui correspond à ma compétence professionnelle. Auparavant, les sujets juridiques et de conformité avaient un poids trop important à mon goût. J’ai fait pression pour que l’on s’attaque plus vigoureusement à de nouveaux produits, notamment aux placements illiquides.

Quels bons souvenirs garderez-vous ?

Cela a été une période passionnante, superbe et intense. Au début de la reprise de Swisscanto Direction de fonds SA par la Zürcher Kantonalbank, des grains de sable sont parfois venus se glisser dans les rouages. Dans pareil cas, il faut échanger, déballer ce que l’on a sur le cœur et en parler. C’est ce que nous avons fait et je trouve que nous y sommes plutôt bien parvenus. Les fondations sont en bonne voie dans une période difficile.

Qu’est-ce qui vous aide quand il y a des grains de sable dans les rouages ?

Ma philosophie, qui m’a d’ailleurs aidé à diriger mes collaborateurs. Avant tout, j’aborde les gens avec un état d’esprit fondamentalement positif, et je me méfie uniquement lorsque j’ai été déçu. Ensuite, j’encourage les points forts au lieu de critiquer les faiblesses. Je crois qu’une entreprise ne peut pas toujours avancer à 100 à l’heure, mais qu’elle doit parfois pouvoir monter à 120, voire à 150. Et pour que les gestionnaires de portefeuilles puissent appuyer sur la pédale d’accélérateur, je dois les laisser piloter, être là pour les guider et les soutenir. Les asset managers, par exemple, sont des experts parfaitement qualifiés. Il suffit de leur indiquer l’objectif à atteindre sans leur expliquer dans les moindres détails comment y parvenir. Et il faut comprendre le dilemme dans lequel ils se trouvent en tant que membres de l’organisation : d’un côté, ils prennent des décisions du type " demain, je vais acheter pour 15 millions d’actions Nestlé " ou " je vais en vendre pour 5 millions ", mais de l’autre, ils sont obligés de commander le moindre stylo à bille au service interne du matériel. Si on les freine trop, ils ne rouleront jamais à 130. Et si toute l’organisation se traîne à 80, elle se fera dépasser par la droite et par la gauche.

Que doit-il se passer pour que la prévoyance redémarre ?

La redistribution des jeunes vers les personnes âgées doit cesser. Pour cela, il faut que le taux de conversion baisse davantage. Je suis tout à fait libéral et favorable à la démocratie, mais je trouve ahurissant d’appeler les citoyens à voter sur les taux d’intérêt à appliquer pour le taux de conversion. Il y a vingt ans, le système suisse de prévoyance caracolait encore en première place avec celui des Pays-Bas dans les classements internationaux. La malheureuse politisation nous a fait tomber en 12e position. Il faut regarder les choses en face : la préservation des acquis des plus âgés ne fonctionne pas. Mais il est difficile d’abandonner ses habitudes.

Thomas Vock était membre du Conseil de fondation depuis 2013 et Président des Fondations depuis 2017.

Plaidez-vous en faveur d’un assainissement à tout prix ?

Bien entendu, il faut veiller à ne pas laisser sur la touche les individus qui appartiennent au segment des bas salaires. Mais abandonner tout sens des responsabilités individuelles et se contenter de redistribuer ne peut pas être la solution. C’est difficile, mais nous ne vivrons pas éternellement sur l’île du bonheur. Il serait bon de se rappeler de temps à autre qu’il y a 100 ans, la Suisse était encore un pays pauvre. Quand il était enfant, mon père allait souvent se coucher le ventre vide. Quelques générations ont réalisé de grandes choses, et c’est cela qui est maintenant en jeu.

Comment faites-vous passer ce message auprès des jeunes ?

De nombreux jeunes Suisses ne connaissent malheureusement pas le monde, et ne comprennent donc pas ce qu’est la Suisse et à quel point notre Etat fonctionne bien. J’aime le fait que Swisscanto Fondations de placement ne se contente pas d’aborder ces questions, mais qu’elle agisse aussi. L’an dernier, l’assemblée des investisseurs à Zoug a évoqué les moyens de sensibiliser davantage les jeunes aux questions de prévoyance ; dans l’intervalle, des vidéos ont été réalisées pour expliquer ces sujets complexes le plus simplement possible et donner ainsi envie aux jeunes de les regarder.

Que pensez-vous du monde d’aujourd’hui ?

La montée du nationalisme m’inquiète. Et l’impression de billet, qui a commencé lors de la crise financière de 2008/2009, prend actuellement des proportions presque inouïes. Derrière ce nouvel argent, il n’y a pas de performance, pas véritable production. Les dommages collatéraux seront énormes.

Sonja Spichtig s’entretient avec Thomas Vock sur sa passion et ses ambitieux projets d’avenir.

Quels conseils donneriez-vous à la personne qui vous succèdera ?

Je n’aime pas donner des conseils. Mais j’espère que cette personne fera tout pour que cette œuvre continue à bien progresser. Par " bien ", je veux dire mettre au point de nouveaux produits et continuer à générer de la croissance.

Comment envisagez-vous la suite : repos ou retraite active ?

" Investment is my life " : ce n’est pas une profession que l’on exerce quelques heures par jour, mais une passion de tous les instants. Je resterai actif dans le monde des affaires, en continuant notamment à assumer ma passionnante fonction de président du comité de placement de l’Etat du Liechtenstein. Mais il y aura aussi des nouveautés : tout d’abord, j’ai déjà coupé plus de 30 mètres cubes de bois dans ma forêt. Vous n’avez pas idée du sentiment de satisfaction qu’une tronçonneuse peut procurer. Un portefeuille, vous le construisez, et si vous le construisez bien, vous vous endormez la conscience tranquille. Mais le lendemain matin, vous pouvez vous réveiller face à un champ de ruines parce que des avions ont percuté des gratte-ciels pendant la nuit. Si le portefeuille était bon, vous savez au moins à quoi ressemblent ses ruines. Quand je coupe du bois, je vois le soir ce que j’ai fait, et le lendemain matin, c’est toujours là. Par ailleurs, j’ai l’intention de suivre un cours d’histoire appliquée à l’université de Zurich. L’histoire me fascine. " Life is easy ", mais pas toujours. C’est justement ce que montre l’étude de l’histoire.

 

Une assemblée des investisseurs pas comme les autres, mais une promesse tenue

Hanspeter Konrad, Yannick Blättler et Sonja Spichtig auraient aimé présenter sur place ce qu’il est advenu de la promesse de l’an dernier. Mais, en 2020, les assemblées des investisseurs des Swisscanto Fondations de placement n’ont pas pu se tenir sous la forme habituelle, pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire de préciser. Le Conseil de fondation, les membres désignés, la Direction, les représentants de l’organe de révision et du service juridique ainsi que la représentante indépendante des droits de vote se sont rencontrés à Zurich le 23 octobre 2020 pour une " assemblée présentielle résiduelle ".

Rapport des assemblées présentielles résiduelles des Swisscanto Fondations de placement

Thomas Vock, Président du Conseil de fondation, accueille les participants à la 47e assemblée des investisseurs de Swisscanto Fondation de placement et à la 14e assemblée des investisseurs de Swisscanto Fondation de placement Avant. Tous les participants regrettent vivement que les investisseurs, les représentants des fondateurs et les invités ne puissent pas être sur place et espèrent que l’assemblée du 22 octobre 2021 à Lucerne retrouvera un déroulement normal.

Sonja Spichtig, Directrice des Swisscanto Fondations de placement, informe l’assemblée sur la marche des affaires et sur les performances des diverses catégories de placement. La fortune gérée par les deux fondations s’élève à 17,7 milliards de francs au 30 juin 2020. Avec une part de marché de 13%, les Swisscanto Fondations de placement sont un prestataire de premier plan parmi les fondations de placement CAFP.

" The new normal… "

De gauche à droite : Daniel Stürzinger, Martina Müller-Kamp, Davide Pezzetta, Thomas Keller, Pia Burch, Thomas Hug, Stephanino Isele, Sonja Spichtig, Thomas Vock, Luca Fischler

Les investisseurs ont pu exercer leurs droits exclusivement par écrit et par l’intermédiaire de la représentante indépendante des droits de vote. Tous les points de l’ordre du jour ont été adoptés pratiquement à l’unanimité. Thomas Hug a été réélu au Conseil de fondation. Thomas Vock, Président du Conseil de fondation, et Patrice Vernier, membre du Conseil (malheureusement absent) ont démissionné. Le Vice-président Stephanino Isele a pris congé du Président avec beaucoup de malice, en citant toutes sortes de chiffres qui ont accompagné le Président tout au long de sa vie professionnelle. En la personne de Martina Müller-Kamp, membre de la Direction de la Banque Cantonale des Grisons, le Conseil de fondation a pu s’adjoindre les services d’une éminente experte en Asset Management. Daniel Stürzinger entre lui aussi au Conseil de fondation des deux fondations en tant que responsable de caisse de pension chevronné, juriste et représentant de la Suisse romande. Par ailleurs, les investisseurs ont approuvé les motions du Conseil de fondation concernant la révision des statuts et du règlement de fondation.

Daniel Stürzinger et Martina Müller-Kamp

Après 45 minutes, le Président du Conseil de fondation a levé les deux assemblées et pris congé en remerciant chaleureusement tous les participants pour leur excellente collaboration.

A l’issue des assemblées, les investisseurs ont été informés par voie électronique des résultats, accompagnés d’une brève vidéo de Stefano Zoffoli, stratège et responsable Multi Asset Portfolio chez Swisscanto Invest, ce qui leur a permis de ne pas faire l’impasse sur les traditionnelles perspectives du marché.

De plus, Hanspeter Konrad, Yannick Blättler et Sonja Spichtig se sont adressés par webcast aux investisseurs pour présenter le résultat de leur promesse. Celle-ci consistait à agir ensemble pour contribuer à améliorer les connaissances des jeunes adultes en matière de prévoyance.

Leurs efforts ont abouti à trois vidéos où Carmen et Jonas expliquent avec ingénuité les trois piliers de la prévoyance (1er pilier / 2e pilier / 3e pilier). Connectez-vous et partagez sans réserve !

 

 

Elections aux Etats-Unis : qu’attendre de la nouvelle administration ?

Une élection sur le fil du rasoir

Après une course très serrée et des retards prévisibles dans le dépouillement, les Etats-Unis ont élu le 3 novembre 2020 Joe Biden à la Présidence des Etats-Unis. Ce qui a fait pencher la balance, c’est la reconquête par Biden des trois Etats de l’industrie lourde du nord des Etats-Unis (Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin) que Trump avait décrochés en 2016.

Elections présidentielles de 2020 : Joe Biden / Donald Trump, vainqueur dans les Etats fédéraux 

Avec plus de 80 millions de voix, Biden a clairement remporté la majorité des voix du peuple et a même battu le record de Barack Obama en 2008. Toutefois, les Démocrates n’ont pas remporté la victoire écrasante que des sondages prometteurs leur laissaient espérer. Leur désillusion s’est doublée de leur échec à obtenir la majorité au Sénat. Comme attendu, Donald Trump a annoncé qu’il combattrait par la voie judiciaire sa défaite annoncée ; vu la netteté du résultat, ses tergiversations juridiques n’ont cependant que peu de chances d’influencer encore les élections de manière décisive. Néanmoins, il devrait encore jouer les fauteurs de trouble pendant quelques semaines.

Deuxième chance de majorité au Sénat

Dans l’état actuel des dépouillements, les Républicains obtiennent 50 sièges au Sénat, contre 48 aux Démocrates. Les deux sièges restants seront attribués lors d’un deuxième tour de scrutin le 5 janvier 2021. Si les Démocrates remportaient ces deux sièges à cette occasion, ils pourraient faire égalité avec les Républicains et auraient ainsi de facto la majorité car, en cas d’égalité, la future Vice-présidente Kamala Harris aurait voix prépondérante. Toutefois, nous estimons peu probable que les Démocrates gagnent ces deux sièges lors de l’élection complémentaire. Les rapports de force au Congrès des Etats-Unis sont donc importants, parce qu’ils déterminent l’efficacité du nouveau cabinet démocrate.

Politique à escompter de la part du Président Biden

Après quatre années de présidence Trump, les électeurs américains ont choisi un changement de cap politique radical. Mais quelle est concrètement l’orientation politique du nouveau Président Biden ?

  • Priorité à la lutte contre la pandémie : Biden va se lancer de manière nettement plus décidée dans la lutte contre le coronavirus sans reculer devant des mesures radicales. En contrepartie, les secteurs et personnes concernés devraient escompter un plus large soutien public.
  • Hausses d’impôts et accroissement de la réglementation : le programme des Démocrates contient une mise en œuvre de plans d’augmentation des impôts et de dépenses ainsi qu’une gestion plus rigoureuse des questions liées à la réglementation. Il sera cependant difficile d’atteindre ces objectifs si la majorité au Sénat est républicaine.
  • Politique extérieure moins marquée par la confrontation : il y a lieu de s’attendre à ce que Biden se montre plus modéré en politique extérieure. En tant que puissance mondiale, les Etats-Unis devraient réintégrer des institutions internationales telles que l’accord de Paris sur le climat. Toutefois, Biden conservera une attitude critique envers la Chine, bien qu’en donnant un tour moins hostile au dialogue.

Si les Démocrates ne réussissent pas à obtenir la majorité au Sénat, de nombreux objectifs politiques de la nouvelle administration devraient rapidement échouer, ou tout du moins être sensiblement dilués.

Les marchés financiers se réjouissent des rapports de force partagés

Pour les marchés financiers, l’absence de vague bleue est une bonne nouvelle, car elle va imposer des compromis en politique économique ainsi que dans d’autres domaines politiques centraux. L’histoire montre que ce n’est pas nécessairement mauvais. Dans l’immédiat, la réduction de l’ampleur du stimulus fiscal attendu va peser. Mais à moyen terme, la politique monétaire aura davantage d’importance, et on sait qu’elle restera assez longtemps ultra-expansionniste. La pandémie de coronavirus continuera à représenter un risque considérable ; sous le Président Biden, des mesures d’endiguement plus efficaces sont probables, ce qui présente un risque pour les marchés financiers. La disponibilité prochaine d’un vaccin contre la COVID-19 est plus prometteuse. Bien que l’espoir d’un déploiement rapide du vaccin soit plus justifié que jamais, les dégâts économiques ainsi que les dettes accumulées ne pourront pas être annulés d’un trait de plume.

Endettement public en % du PIB

D’un point de vue économique, il est donc intéressant de savoir non seulement quand le vaccin permettra une mobilité normale, mais aussi quelles modifications structurelles la pandémie a entraînées ou accélérées. L’industrie pharmaceutique répondra prochainement à la question de la disponibilité. Il est encore trop tôt pour une évaluation définitive en ce qui concerne les changements structurels. En revanche, il est d’ores et déjà établi que chaque crise est suivie d’un redémarrage accompagné d’adaptations de nature politique, économique et sociale.

Manuel Ferreira, économiste en chef et stratège en chef de la Zürcher Kantonalbank

Lancement d’une solution de placement active "Swisscanto FP Avant LPP Responsible Portfolio 95"

Le 30 novembre 2020, Swisscanto Fondation de placement Avant lancera un nouveau groupe de placement présentant une part élevée d’actions. Cette solution complète la vaste gamme de solutions de placement pour les investisseurs dont la stratégie est axée sur la croissance.

Nouvelle norme de responsabilité dans nos groupes de placements actifs traditionnels

Swisscanto Fondation de placement, avec Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank en tant que gestionnaire de fortune, peut s’appuyer sur plus de 30 ans d’expérience dans l’investissement d’avoirs de prévoyance. Pionnière dans le domaine de la durabilité, elle consolide encore son rôle de précurseur. Elle est la première prestataire à mettre en œuvre l’objectif climatique de l’accord de Paris dans la gamme de produits de tous les fonds de placement et groupes de placements actifs traditionnels. La norme de responsabilité englobe le respect de l’objectif de réduction du CO2 de 4% ainsi que l’intégration systématique des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans toutes les décisions actives de placement.

Ses portefeuilles mixtes gérés dans le domaine de la prévoyance s’élèvent à plus de 4 milliards de francs. Les portefeuilles gérés activement, investis sur des catégories de placements, secteurs et régions différents, couvrent des profils de risque répondant à tous les besoins de la prévoyance. Par ailleurs, les groupes de placement de Swisscanto Fondation de placement Avant jouissent d’avantages fiscaux, car le paiement des dividendes de sociétés américaines et japonaises n’est pas frappé de l’impôt à la source de 30% resp. 15,3%. Ainsi, ces groupes restent pleinement investis en permanence dans des titres américains (env. 60% de l’univers global des actions).

Part d’actions de 95% dans la nouvelle solution Swisscanto Fondation de placement Avant

Les taux directeurs durablement négatifs en Suisse ainsi que les taux faibles à l’échelle internationale continuent à rendre les actions attrayantes en tant que catégorie de placement. Après avoir déjà lancé, en janvier 2019, une solution comprenant une part d’actions de 75%, Swisscanto Fondation de placement Avant propose, à compter de la fin novembre 2020, un nouveau module géré activement contenant 95% d’actions. Cette solution complète la vaste gamme de solutions de placement pour les assurés ayant une stratégie axée sur la croissance. Les 5% restants du volume de placement sont investis en obligations. La part des monnaies étrangères est limitée à 30% au maximum et est partiellement couverte.

Répartition stratégique de la fortune

La gestion active de portefeuille, une chance de rendement

La gestion active du portefeuille de placement permet de profiter des opportunités qui se présentent dans un contexte de marché de plus en plus volatile, ce qui aboutit à long terme à des chances de rendement accrues. Les gestionnaires de portefeuille responsables bénéficient de l’expertise de nombreux spécialistes et de leur longue expérience des marchés financiers pour les décisions de placement tactiques professionnelles. C’est ainsi que les portefeuilles à gestion active de Swisscanto Fondations de placement se développent avec succès depuis des années.

Nous restons à votre entière disposition pour toute question concernant le nouveau groupe de placement " Swisscanto FP Avant LPP Portfolio 95 " ou nos autres groupes de placement.

Contact 

En savoir plus

Tayfun Gürbostan, gestion de produits Fondations de prévoyance, Zürcher Kantonalbank

Mentions juridiques

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Tout investissement est lié à des risques, notamment au risque de fluctuation de valeur et de rendement. Les évolutions de valeur et les rendements du passé ne constituent aucune garantie du succès futur du placement. Il est recommandé au destinataire de vérifier, le cas échéant avec le concours d’un conseiller, si les informations fournies sont compatibles avec sa situation personnelle sur le plan des incidences juridiques, réglementaires, fiscales et autres.

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Deal de l’année dernière des Assemblées des investisseurs des Swisscanto Fondations de placement

" Dans la prévoyance, c’est la notion de solidarité qui compte. "

Stephan Wyss est partenaire fondateur de Prevanto SA. Il n’a jamais regretté sa décision de reprendre l’entreprise en 2015 à l’occasion d’un management buyout. Son équipe de près de 40 personnes s’occupe de nombreuses caisses de pension d’entreprises et du secteur public. Nous avons parlé avec Stephan Wyss de ses expériences en tant qu’entrepreneur, ainsi que de la proposition de réforme de la prévoyance professionnelle émanant du Conseil fédéral.

Monsieur Wyss, vous possédez une longue expérience sur le marché suisse de la prévoyance. Comment êtes-vous arrivé dans le secteur de la prévoyance ?

Initialement, je voulais être responsable des finances d’une PME. Après mes études d’économie, j’ai été pendant deux ans responsable de l’octroi de crédits à de grandes assurances suisses auprès d’une grande banque. J’ai constaté que la connaissance du côté passif me manquait pour pouvoir donner des conseils globaux. Pour combler cette lacune, j’ai décidé de suivre la formation d’expert en assurances de pension. Après cela, le passage à la branche de la prévoyance constituait donc une étape logique.

Et aujourd’hui, vous vous occupez en tant qu’entrepreneur indépendant d’institutions de prévoyance de toutes tailles. Voilà une bien lourde responsabilité …

Vous ne me croirez peut-être pas, mais personnellement, je n’ai pas ressenti de grande différence lorsque je suis passé du côté des employeurs. Certes, la responsabilité financière est bien plus lourde. Mais que je sois employé ou partenaire, ma motivation au travail et mon sens des responsabilités ont toujours été très forts. J’ai perdu mon père à lâge de douze ans et j’ai dû apprendre très tôt à assumer des responsabilités. A 13 ans à peine, je remplissais pour la première fois la déclaration d’impôts pour ma famille.

Une telle expérience vous marque pour la vie. Comment cela se traduit-il dans votre travail au quotidien ?

Je me sens éminemment responsable de mes clients et leur sécurité me tient à cœur.

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans votre travail ?

Très clairement : fournir une bonne présentation convaincante pour les clients et les partenaires. Dans le domaine des " relations personnelles ", c’est la force des arguments qui compte. De même, je suis comblé quand je peux aider mes clients à prendre des décisions importantes et accompagner la mise en œuvre par d’éventuelles mesures de correction. Enfin, la gestion du personnel me plaît énormément, car elle m’apprend beaucoup de choses sur mes collaboratrices et mes collaborateurs.

Y a-t-il aussi des choses qui vous plaisent moins dans le travail d’entrepreneur ?

Toutes les questions internes qui ne relèvent pas de la compétence explicite de quelqu’un finissent par atterrir sur mon bureau. Aujourd’hui, par exemple, c’était la sonnette de nos locaux qui était en panne. (il rit) Les blagues font aussi partie de la vie. Ce qui m’inquiète davantage, c’est d’une part la pression du temps, parfois artificielle, pour que les comptes annuels des entreprises de prévoyance soient établis de plus en plus tôt, presque comme pour les entreprises cotées en bourse. Cela entraîne une forte charge de travail saisonnière. Et d’autre part l’importance accordée aux coûts administratifs, que j’ai parfois du mal à comprendre. Enfin de compte, en termes financiers, ce qui compte pour une institution de prévoyance, c’est la performance nette sur la fortune ainsi que les bons paramètres techniques.

Abordons la réforme de la prévoyance professionnelle : le projet a-t-il des chances de passer ?

Non, d’après moi, telle que le projet est prévu, ilest déjà condamné à l’échec. Le Parlement va l‘examiner d’un œil critique. Il est important que nous ne soyons pas obligés de recommencer depuis le début. Mais une redistribution du style " le jeunes financent les riches et les vieux " serait inacceptable.

Quelles sont les propositions que vous trouvez meilleures ?

Il existe des alternatives réalistes telles que celle de l’Association suisse des institutions de prévoyance ASIP ou de l’ " Alliance pour une réforme de la prévoyance professionnelle susceptible de réunir la majorité ", qui regroupe la Société suisse des entrepreneurs, la Swiss Retail Federation et des banques employeuses. Les approches de solution qui y sont proposées ne s’adressent pas à l’Etat, mais sont axées sur les caisses de pension. Je préfère cela.

Selon Stephan Wyss, expert en assurances de pension, les caisses de pension devraient trouver des solutions décentralisées.

Donc plutôt pas de réforme que ce projet ?

La solution de " pis-aller ", consistant à tout laisser tel quel, serait peut-être meilleure. Je suis d’avis que les caisses de pension devraient résoudre le problème de manière décentralisée et non par le biais d’une procédure de répartition centrale. Il n’est pas acceptable que les assurés de caisses de pension qui ont bien fait leur travail soient désormais obligés de payer pour les assurés de caisses de pension qui n’ont pas fait le leur.

Quels sont les paramètres que vous voudriez modifier ?

Je trouve juste de réduire le taux de conversion et la déduction de coordination. Par ailleurs, j’augmenterais les bonifications d’épargne. Je procèderais à toutes les modifications en sachant qu’elles représentent une solution intermédiaire. Ce qui est également important, ce sont les mesures compensatoires supportables pour la génération transitoire concernée, afin d’atténuer les diminutions de rentes.

A quoi ressemblerait une solution idéale pour la prévoyance professionnelle ?

Ce serait une prévoyance sans déduction de coordination et avec des paramètres défensifs, ne faisant pas de promesses excessives, et donc capable de garantir la justice entre les générations, même par gros temps. Le processus d’épargne devrait commencer dès l’âge de 18 ans, comme dans l’AVS. Bien entendu, l’âge de la retraite devrait aussi être lié à l’espérance de vie. De façon générale, il serait bon de dépolitiser la prévoyance professionnelle. Cela renforcerait la responsabilité propre des individus. Mais pour que cela réussisse, il faudrait absolument intégrer dès la scolarité obligatoire une formation de base aux questions financières. Ces connaissances de base seraient ensuite approfondies durant la formation professionnelle.

Quels sont pour vous les plus grands défis ?

Un système totalement politique et en vigueur depuis 35 ans ne peut pas être remanié si facilement. Il est difficile de passer de l’état A critique à l’état B meilleur sans créer un nombre excessif de perdants sur le plan des prestations ou sur celui du financement. Bien sûr, tout le monde peut critiquer une solution de compromis telle que celle évoquée plus haut (optimisation de plusieurs paramètres). Mais si le citoyen appelé à voter est informé de manière simple et transparente, la correction tant attendue peut réussir, même sur le plan de la politique démocratique. En tant qu’optimiste, je suis fermement convaincu qu’une solution de compromis équilibrée serait soutenue par une majorité.

Stephan Wyss discute avec Sonja Spichtig de la proposition du Conseil fédéral de réforme de la prévoyance professionnelle.

A propos, que pensez-vous du libre choix de la caisse de pension ?

Ce point a déjà été souvent étudié et le constat a toujours été que ce n’est pas une bonne solution. Les employeurs cesseraient d’avoir intérêt à une bonne prévoyance. Et surtout, l’essentiel de la fortune de prévoyance des particuliers est épargné auprès d’une caisse de pension. Le choix d’une mauvaise caisse de pension aurait des conséquences dévastatrices pour l’individu. De mon point de vue, par exemple, les nouveaux plans 1e avec la possibilité de choisir librement les stratégies de placement ont un effet de désolidarisation. En caricaturant un peu, les cadres aux salaires plus élevés abandonnent la caisse de pension " normale " et la privent ainsi d’un " substrat de responsabilité " qui, sur le plan de la solidarité, serait important pour financer les obligations de rentes en cours.

Quel est votre message clé ?

Dans la prévoyance, l’idée de la solidarité compte toujours pour moi. Il faut penser en termes collectifs. J’observe une tendance à la désolidarisation et à l’individualisation et je doute fort que cela soit bon. La raison d’être de notre système de prévoyance suisse consiste avant tout à verser des rentes suffisantes et à ce que les plus forts se montrent solidaires envers les plus faibles.

Excellent message. Il est passionnant de parler de prévoyance avec vous. Est-ce que vous vous engagez également dans des organes professionnels ?

(il rit) Aujourd’hui, j’ai dû annuler pour cette interview une réunion du forum de la prévoyance. En outre, je suis membre du conseil consultatif de l’étude sur les caisses de pension en Suisse de Swisscanto et je rédige régulièrement des articles pour des revues au nom de Prevanto SA. J’interviens à la commission des examens pour les experts en assurances de pension et je suis membre du groupe de travail IFRS de la Chambre suisse des experts en caisses de pensions, dont j’ai été membre du Comité pendant huit ans. En tant qu’entrepreneur, j’échange tous les jours avec toutes sortes de personnes et de membres de conseils de fondation et, bien sûr, j’essaie aussi de faire avancer les choses par ce biais.

Stephan Wyss a été pendant huit ans membre du Comité du groupe de travail IFRS de la Chambre suisse des experts en caisses de pensions.

Vous êtes une personne très occupée ! Que faites-vous pour préserver l’équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie privée ?

Pendant mon temps libre, je profite du temps que je passe en famille et je fais du sport. Autrefois, je pratiquais le marathon alpin, par ex. celui de la Jungfrau. L’an dernier, après une longue interruption, j’ai couru à nouveau un semi-marathon et j’ai constaté que je n’échappais pas au phénomène du vieillissement (il rit). Sinon, j’aime faire du vélo en tandem avec ma femme et j’essaye de passer beaucoup de temps avec nos deux fils. Le plus jeune a besoin de soins intensifs permanents. Heureusement, mon épouse a parfaitement organisé notre agenda familial. Chaque fois que nous en avons le temps, nous pratiquons des activités sportives ensemble, par ex. du ski en hiver, du vélo et de la voile en été. C’est de cela que je tire mon énergie pour mon travail.

Belle parole de conclusion. Merci beaucoup de nous avoir accordé cet intéressant entretien, Monsieur Wyss.

Swisscanto Invest s’engage en faveur du climat

Swisscanto Invest continue à consolider sa position de précurseur en matière de développement durable. L’Asset Management de la Zürcher Kantonalbank est le premier prestataire de fonds à mettre en œuvre l’objectif climatique de Paris dans sa gamme de produits active. Ainsi, tous les fonds de placement à gestion active visent une réduction des émissions de CO2 d’au moins 4% par an.

La nouvelle stratégie en faveur du climat mise sur le dialogue et l’allocation du capital

Swisscanto Invest est le premier prestataire de fonds à mettre en œuvre un objectif de réduction annuel du CO2 de 4% lors des décisions d’investissement dans des fonds actifs. Il investit dans des entreprises et des Etats qui réduisent leurs émissions de CO2 d’au moins 4% par an. Il fait ainsi œuvre de pionnier dans la finance suisse en apportant une contribution mesurable à la protection du climat.

En tant qu’actionnaire et bailleur de fonds, Swisscanto Invest veille, par le biais du dialogue actif, à ce que les entreprises formulent des objectifs ambitieux de réduction du CO2 d’au moins 4% par an et les mettent en œuvre avec rigueur. L’allocation du capital permet de garantir que tous les fonds de placement actifs traditionnels présentent une baisse de leurs émissions de carbone. Elle écarte ainsi les entreprises et les Etats à forte intensité de CO2 qui ne disposent pas de stratégie visant à abaisser leurs émissions de CO2. En revanche, elle surpondère les entreprises et les Etats efficaces en matière de réduction des émissions de CO2 et qui poursuivent des objectifs de réduction correspondants.

Un objectif climatique atteint par le dialogue et l’allocation du capital

L’objectif climatique de Paris vise à limiter le réchauffement du globe à moins de 2 degrés Celsius

La Conférence des Nations Unies sur le climat organisée à Paris en 2015 a adopté l’objectif consistant à limiter le réchauffement global anthropogène à moins de 2 degrés Celsius, et si possible à moins de 1,5 degré Celsius. Cela signifie que d’ici environ le milieu de ce siècle, les agents énergétiques fossiles que sont le charbon, le pétrole et le gaz devront avoir été presque intégralement remplacés, et que les émissions nettes de CO2 devront être tombées à zéro. Pour atteindre l’objectif climatique de Paris, les émissions mondiales de CO2 devront baisser chaque année d’au moins 4% à partir de 2020. La Suisse a ratifié l’accord de Paris sur le climat en 2017 et s’est ainsi notamment engagée à orienter ses flux de capitaux de manière à ménager le climat.

Intégration systématique des critères ESG dans toutes les décisions de placement actives

La prise en compte systématique des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (critères ESG) dans tous les processus de placement actifs évolue. L’analyse approfondie des diverses dimensions ESG fournit des informations supplémentaires aux gestionnaires de portefeuilles et permet de prendre de meilleures décisions de placement. Une justification et une documentation séparées sont nécessaires si le gestionnaire de portefeuille souhaite conserver dans le fonds les entreprises ou les pays présentant les risques ESG les plus élevés. Les placements dans les entreprises qui génèrent plus de 10% de leur chiffre d’affaires avec la production de charbon sont systématiquement abandonnés. Les risques d’investissement sont ainsi réduits.

Les rapports sur la durabilité assurent la transparence

A l’aide des rapports détaillés consacrés à la durabilité, les clients peuvent suivre régulièrement et en toute transparence l’évolution effective du marché et de leurs actifs investis dans des produits de placement de Swisscanto Invest sur le plan de l’objectif de réduction du CO2. Les efforts d’engagement entrepris jusque-là sont étendus aux titres internationaux. Dans ce contexte, les paramètres ou dimensions de durabilité pris en considération sont notamment :

  • les notations ESG (propres et de tiers)
  • les intensités en CO2 y compris la mesure de la compatibilité avec l’objectif climatique de 2 degrés
  • les entreprises exclues

Concrètement, l’empreinte carbone par secteur et par classe d’actifs est indiquée et comparée avec le benchmark correspondant.

Le réchauffement global anthropogène doit être limité à moins de 2 degrés Celsius

La liste noire est également étendue aux produits indiciels

Depuis le début de 2020, la liste noire est appliquée à toute la gamme des fonds, c’est-à-dire aussi aux produits passifs. Sont notamment exclus les fabricants d’armes proscrites (mines antipersonnel et terrestres, bombes et munitions à fragmentation, armes biologiques et chimiques et armes nucléaires). Pour se prononcer, Swisscanto Invest s’appuie avant tout sur la législation suisse ainsi que sur les accords internationaux ratifiés et reconnus par la Suisse. De façon générale, son appréciation se recoupe avec les recommandations d’exclusion de l’ASIR, l’Association suisse pour des investissements responsables. Elle se réserve cependant le droit d’exclure de son propre chef des entreprises supplémentaires ou de renoncer à une exclusion.

Sélection d’importants partenariats de Swisscanto Invest

  • Eurosif (Codex européen de transparence pour les fonds de développement durable) : En signant le Code européen de transparence pour les fonds de développement durable, Swisscanto Invest en sa qualité de gestionnaire de fonds suisse confirme son engagement en faveur de la transparence vis-à-vis des investisseurs. Eurosif est un groupement d’associations professionnelles nationales pour les investissements financiers durables à l’échelle européenne.
  • PRI (Principes pour l’investissement responsable) : Les six Principes des Nations Unies pour l’investissement responsable dressent la liste de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance pertinents pour les marchés financiers. En 2009, la Zürcher Kantonalbank a été l’une des premières banques universelles d’Europe à signer les PRI.
  • CDP (Carbon Disclosure Project) : Depuis 2005, la Zürcher Kantonalbank est signataire du Carbon Disclosure Project (CDP), une organisation à but non lucratif qui s’est fixée pour objectif de créer davantage de transparence sur le plan des émissions de gaz à effet de serre nocifs pour le climat.
  • SSF (Swiss Sustainable Finance) : SSF a été fondée en 2014 dans le but de faire de la Suisse un centre majeur de la finance durable. La Zürcher Kantonalbank est membre de Swiss Sustainable Finance depuis 2015.

D’autres partenariats figurent ici.

Sélection des initiatives d’investisseurs signées

  • Task Force on Climate-related Financial Disclosure (TCFD) : Ce groupe de travail met au point des indications cohérentes sur les risques financiers en rapport avec le climat, qui peuvent être utilisées par les entreprises pour informer les investisseurs, les bailleurs de fonds, les assureurs et les autres parties prenantes.
  • Initiative du PNUE relative au financement (UNEP FI) : Mobilisation de ressources financières du secteur privé pour un développement durable en matière de qualité de vie humaine.
  • Climate Bonds Initiative : Création d’un important marché liquide pour les obligations vertes et climatiques.
  • PRI – Déclaration des investisseurs sur la déforestation et les feux de forêts en Amazonie : Sensibilisation des entreprises à la tendance inquiétante à la déforestation de la forêt tropicale et aux effets négatifs qui en découlent pour la diversité biologique et le changement climatique.
  • Principes d’autonomisation des femmes des Nations Unies : Promotion de l’égalité des sexes et du renforcement du rôle des femmes dans les entreprises.

Le nouveau standard de durabilité en un coup d’œil

  • Swisscanto Invest s’engage en faveur de l’objectif climatique de Paris et oriente les activités d’investissement dans les fonds de placement traditionnels gérés activement vers une réduction des émissions de CO2 d’au moins 4% par an.
  • Les critères ESG impératifs sont applicables dans tous les fonds de placement gérés activement.
  • Il est systématiquement renoncé à investir dans les entreprises qui génèrent plus de 10% de leur chiffre d’affaires avec la production de charbon.
  • Les droits de vote sont exercés pour 100% des actions détenues et un dialogue actif est mené avec les entreprises à propos des principes ESG. Le comportement électoral est publié de manière transparente.
  • Liste noire également dans les opérations indicielles : les entreprises qui fabriquent des armes proscrites sont exclues à 100% du patrimoine de Swisscanto Invest.
  • Pas de développement durable sans transparence : les clients reçoivent des rapports réguliers sur l’intensité de CO2, sur les risques globaux et sur les notations de leur placement.

Avec cette orientation, Swisscanto Invest se positionne une fois de plus comme un précurseur en matière de développement durable. Vous trouverez de plus amples informations dans la brochure Notre credo : la durabilité.

Déflation aujourd’hui, inflation demain – ou après-demain

A moyen terme, les tendances déflationnistes l’emportent

Les mesures visant à maîtriser l’effondrement de l’économie dans le sillage de la pandémie de COVID-19, jointes aux caractéristiques de la récession actuelle, fournissent l’intrigue d’un scénario inflationniste. Dans lous les cas, les ingrédients nécessaires tels qu’un choc de l’offre, une politique monétaire et budgétaire fortement expansionniste, une faible productivité et des tendances au rétablissement des barrières aux échanges sont présents. Faut-il s’attendre à un revirement de tendance en ce qui concerne l’évolution de l’inflation ? De nombreux acteurs du marché voient des parallèles avec la stagflation des années 1970, où l’inflation avait progressé pendant la récession. Les conditions préalables à un scénario inflationniste seraient réunies, mais la lacune de production s’est ouverte dans un contexte où l’inflation était déjà faible et ne se comblera pas de sitôt. Nous sommes donc d’avis qu’à moyen terme, les tendances déflationnistes l’emporteront sur le marché des produits et des services. Et comme le montre le Japon, même un financement de l’Etat par la banque centrale par la petite porte n’a pas impérativement de conséquences inflationnistes à moyen et à long terme. Il en va différemment de l’inflation du patrimoine.

L’inflation, cadavre ou belle endormie ?

A la fin des années 1970, l’inflation avait atteint des pourcentages à deux chiffres. Cette période a été suivie par une période de taux d’intérêt élevés qui a réussi à juguler l’inflation. Depuis lors, la tendance de l’inflation est à la baisse, tout comme celle des taux d’intérêt. A chaque reprise économique, l’inflation et les taux sont remontés, mais pour se fixer à un niveau encore plus faible après chaque cycle conjoncturel.

Inflation et taux directeur aux Etats-Unis
(moyenne sur 10 ans en %)

Depuis la crise financière de 2008/09, les banques centrales n’ont cessé d’accroître la masse monétaire et les gouvernements l’endettement public. Avec la pandémie actuelle, ces interventions ont atteint des proportions gigantesques. Les banques centrales avancent en direction de la monétisation des dettes, et des conceptions à la mode telles que la " modern monetary theory " sont désormais loin de relever de l’utopie. Et alors que la mondialisation a été le principal moteur déflationniste de ces trente dernières années, les tendances actuelles à la démondialisation devraient plutôt être inflationnistes.

Implications pour les investisseurs

Même si les ingrédients de base d’un scénario inflationniste existent à long terme, nous estimons que le potentiel à moyen terme d’une hausse substantielle de l’inflation est très limité. Nous ne prévoyons ni de pénurie de biens ni de hausse supérieure à la moyenne de la demande. En outre, les mesures fiscales servent uniquement à préserver les structures économiques et non à les étendre. Du fait que le désenchevêtrement des chaînes mondiales de création de valeur entraîne des coûts élevés et des abandons, la pression sur les prix qui découle des tendances à la démondialisation reste limitée. Ce qui est décisif, c’est qu’à moyen terme, l’économie mondiale fera plutôt face à des surcapacités qu’à des sous-capacités. Sur les 12 prochains mois, des effets de base sur le niveau des prix sont concevables suite à une stabilisation des prix du pétrole. Mais cela ne conduira qu’à une normalisation des attentes en matière d’inflation. Comme la baisse de la productivité au début d’une récession se traduit avant tout par des rendements réels faibles, voire négatifs, et non par une augmentation des coûts salariaux unitaires, l’inondation de liquidités stimulera avant tout l’inflation des actifs.

Inflation des actifs : découplage entre les actions et le PIB mondial
(indexé : 31.12.2008 = 100)

Certes, la pandémie a arrêté totalement l’économie avec un effet déflationniste direct sur les actions. Mais la politique monétaire encore plus expansionniste qui a suivi a à nouveau fortement avantagé les conditions de financement mondiales et donc apaisé la volatilité sur les marchés financiers. A court terme, les marchés sont encore en phase d’ajustement. Malgré les espérances de bénéfices des entreprises plus faibles, rien n’a cependant changé dans l’attractivité relative à moyen ou à long terme des actions par rapport aux obligations. L’inflation reste pour l’instant un danger latent qui pourrait se déployer à long terme, comme c’était déjà le cas depuis dix ans.

Manuel Ferreira, économiste en chef et stratège en chef de la Zürcher Kantonalbank

 

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